Recherche

Cinderella Roads

Sur notre passage, la route prenait des couleurs improbables. Le ciel tout en présage, murmurait un souffle fantomatique. J'aimais percer ces étranglements Californien. Je retrouvais presque, en cette humeur, les vallées d'un désir Shakespearien.

Splendid’s : brûlure du monde d’aujourd’hui et fidélité à l’infini…

Au 7ème étage du Splendid’s Hôtel, sept gangsters américains sont encerclés par la police. Ils ont kidnappé puis étranglé la fille d’un millionnaire. Il n’y a pas de doute sur l’issue à venir : elle leur sera fatale. C’est le début d’une danse de mort où ils vont jouer à être ceux qu’ils n’ont jamais été. Sous le regard d’un flic fasciné qui a choisi de trahir son camp et de les rejoindre, les voyous tentent de retarder l’assaut.

C’est en ce Mercredi 14 janvier que le metteur en scène et directeur du Centre Dramatique National d’Orléans nous ouvre les portes du théâtre sur un texte de Jean Genet dont la publication en 1993, se fera à titre posthume.

«Il faut rêver longtemps pour agir avec grandeur, et le rêve se cultive dans les ténèbres. »

Jean Genet

Lire la suite

Publicités

Fantasme en Rouge et Noir

A cet été des plus douloureux.
A cet inconnu de l’aéroport.
A toi, celui qui n’est pas – Julien – Sorel.
… Et à ce qui ne sera jamais Nous.

 

Cher Vous,

Ça aurait sans doute été une très belle histoire. Je veux dire, dans une autre vie. A un autre moment.
Peut être même il y a un an.

… Je me réveille brutalement …

La chaleur coagule dans mon appartement. Une chanson mélancolique erre dans la pièce. La lune presque pleine
éclaire l’obscurité qui stagne chez moi.

Et voilà… assise seule dans mon lit, j’avais la sensation de me réveiller vers cette histoire. Mais un an trop tard.

Je laisse retomber mon corps, lourd et disgracieusement contre le matelas. Il fait un bruit sourd. J’ai l’impression qu’il se broie sous mon propre poids. Je ferme les yeux par interstices. Il fait très chaud. Je reste immobile un moment, le regard rivé sur les persiennes qui laissent transpercer des touches de lumière qui lèchent ma peau nue.

Quelle heure est-il ?
Je ne sais pas s’il fait jour ou nuit.

Lire la suite

La rage au ventre

 

« Ceux qui n’ont rien vécu n’ont pas droit au confort du jugement. »

Des gens très bien, Alexandre Jardin.

 

 

Elle attendait.

Les mots.

Ces mots. Sortant de bouches qu’elle ne connaissait pas.

Elle savait pertinemment que ces mots allaient lui arracher des morceaux de son cœur, venir creuser en profondeur et laisser une cicatrice. Mais elle attendait. Parce que maintenant il n’y avait plus rien d’autre à faire. La main sur le ventre, le cœur dans la gorge, les yeux fatigués et gonflés d’avoir trop peu dormi et trop pleurer.

 

Depuis combien de temps attendait-elle ?

 

C’est alors qu’elle se demanda s’il lui resterait assez de morceaux pour respirer. Continuer. Vivre. Le cœur pouvait se gonfler et se rétrécir chez certaines personnes, mais pour les personnes comme elle, qui avait déjà perdu, petit à petit, une bonne partie de cette anatomie, en resterait-il encore assez ?

Est-ce que cet organe savait se régénérer ?

Ou, dorénavant, resterait-elle coincée, sans force, sans véritable force pour de nouveau recommencer à aimer ? A s’aimer.

 

« Mademoiselle ? »

 

Elle releva brusquement le visage. Frappée par une beauté austère qui dégageait une impression de force et d’angoisse silencieuses.

Elle allait souffrir. Terriblement souffrir. Elle allait vouloir que les choses soient différentes. Ses pensées semblaient être liquides et brûlantes. Cramant son cerveau et ses possibilités de réflexions logiques.

Dans les épreuves que nous impose la vie, pour espérer y survivre, certaines personnes prient. A ce moment-là, sa prière à elle c’était ça : Va-Te-Faire-Foutre.

 VaFoutreVaTeFaireFoutreVaTeFaireFoutre VaTeFaireFoutreVaTeFaireFoutre !

 

« Veuillez me suivre s’il vous plait. »

 

Lire la suite

Parole de Femme

Les femmes ne devraient pas s’excuser d’assumer leur féminité, leur sensualité ou encore leur sexualité. Elles devraient refuser les règles stupides que nous prône la société. Celles qu’on nous imposent et qu’on s’impose à soi-même. Il ne faut pas être trop grosse, ni trop maigre. Ne pas avoir la peau trop claire, ni trop foncée. Il ne faut pas être trop fade ni trop maquillée. Il ne faut pas être trop sexy ni trop ennuyeuse. Ne pas être trop détachée ni trop amoureuse. Ne pas être trop délurée, ni trop coincée, ne pas être trop bête, ni trop intelligente. Ni trop rude ni trop attendrissante.

En d’autres termes, il faut être soi-même mais tu as plutôt intérêt à être dans la norme !

Lire la suite

J’attendrai la tempête

– Le 13 mai 2015 –

Cher Vous,

 -Vegas –


Sanctuaire de nuit


Je me lave sous une vraie douche. Cela fait des jours que nous n’avons pas goûté aux tranquillités et aux commodités individuelles. L’eau coule sur mon corps et délasse mes membres. Je m’efforce de relâcher cette pression sanguine qui semble accroître et former des murs douloureux d’hémoglobine. A l’intérieur de moi. Je regarde mes veines se dégonfler sous la chair qui petit à petit reprend une forme et une taille normale. C’est drôle comme le corps se déforme et se modifie en présence d’émotions fortes, de températures changeantes ou d’endroits différents. Je masse la peau pour faire circuler le sang. Empêcher que la vie s’arrête ?

Lire la suite

Une histoire sans fin

 – Le 21 décembre 2014 –


I am a bird girl now

I’ve got my heart

Here in my hands now

I’ve been searching

For my wings sometime

I’m gonna be born

In to soon the sky

‘Cause I’m bird girl

And Bird girls go to heaven

I’m a bird girl

And bird girls can fly

Bird girls can fly…*

Cher Vous,

– Bryce Canyon –

Les jours passaient, les paysages changeaient.


La route. La route. La route.


Je venais de prendre à mon tours le volant.  De nombreux « greasy spoon* » longeaient le bord de la route qui serpentait en vallée.

Je m’accrochais à ce qui me restait d’été. A l’intérieur de moi. Désespérément. Oubliant tant bien que mal mes angoisses humides et lascives. Sans doute désespérais-je de ne jamais ressentir quelque chose qui m’accorderait à lui.

Mon âme est faite d’automne. Il y a quelque chose qui déconne. Il y a toujours eu en moi, une forte mélancolie. Un endroit hord d’atteinte au fond duquel je ne cesse de tomber.


Je l’appelle désir.

Lire la suite

Poussières d’or

– Le 17 août 2014 –

Cher Vous,

-Kenyata-

Nous roulions depuis le Grand Canyon en direction de Monument Valley, quand la nuit se mit à tomber.

L’obscurité épaisse lézardait autour de nous. Reconnaitre notre chemin en de telles circonstances était de plus en plus compliqué. Nous nous retrouvâmes dans un quartier peu sûr et sensiblement inquiétant. C’est alors qu’en faisant demi-tour, les phares de l’auto nous indiquèrent ces quelques mots : « Neighborhood crime watch».

Il était presque minuit. Nous étions dans un quartier de criminels surveillés, et c’est peu dire que nous n’avions pas au-dessus de nos têtes, une marraine « bonne fée » et sa baguette !

Illico presto nous retrouvâmes un grand axe baigné d’oubli, et tout en accélérant la voiture se fit avalé par la nuit.

Lire la suite

Tristesses éléctriques

– Le 25 juillet 2014 –


Accepter de se regarder soi pour regarder le monde,

ne pas s’éloigner, se poser là au beau milieu de l’espace et du temps,

oser chercher dans son esprit , dans son corps, les  traces de tous les autres hommes.[1]


Cher Vous,

Les corbeaux croassaient inlassablement.

Après les pluies, la chaleur vint. Le soleil se mourait dans un plasma insolite. Nous passâmes la journée à rouler dans le parc pour admirer ses points de vue éclectiques.

L’immensité était de plus en plus présente. La virtuosité naturelle de cet endroit était démente. C’est alors que je me surprenais à parler tout bas. Je murmurais, mais pourquoi ? Je m’arrêtais à contempler cet endroit, renversé à l’intérieur de moi. De toute ma vie je n’avais vu de pareilles choses. Je devenais cette fille qui bouffe du speed. J’engloutissais ma dose.

img-20140715-16_101240_1406269425

Coucher de souffle.

J’étais seule à regarder le jour mourir, ils étaient dans la voiture et ne voulaient pas sortir. Le vent les avait sans doute effrayés. Il est vrai que les températures avaient dégringolé, mais comment aurais-je pu me rendre compte que j’avais froid dans un pareil endroit ? Errant dans les crépuscules et les entrevues secrètes. L’horizon fier se laissait briser par quelques éclairs. Il semblait prendre feu. Derrière moi, ce garçon aux yeux bleus. Le dessin du ciel était irréel. Je n’avais pas le droit d’être ici. Ai-je le droit d’être ici ?

Lire la suite

Bonheur bonheur… et mal de cœur !

Dans la vie le prince charmant se tire avec la mauvaise fille, toi, il t’a juste tirée ! Les supers héros se font à jamais désirer. Quant aux supers garçons, ils n’ont rien de magique…

« Arrêtons comme des folles de s’envoyer en l’air sans même garder les pieds sur terre ! »

Pourquoi les femmes aiment tant les chaussures ? Parce qu’elles comblent leur complexe de Cendrillon, bien sûr ! A force d’en avoir et de les oublier chez leur coup d’un soir, elles espèrent qu’en trainant pieds nus sur les trottoirs, un carrosse s’arrêtera rien que pour elles. Mais ce qu’il faut savoir c’est que Cendrillon n’est pas réelle. Cendrillon n’était qu’une garce en robe de soir, rodant sur les trottoirs, sans carrosse ni futur. Rien que quelques voitures. De vielles bagnoles s’arrêtant à sa hauteur qui lui bouffaient morceaux après morceaux le cœur.

« On nous promène le cœur de vie en vie, si bien que ça fini par faire mal, et qu’à défaut d’une envie de jouir, on à envie de vomir ! »

Lire la suite

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑