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Cinderella Roads

Sur notre passage, la route prenait des couleurs improbables. Le ciel tout en présage, murmurait un souffle fantomatique. J'aimais percer ces étranglements Californien. Je retrouvais presque, en cette humeur, les vallées d'un désir Shakespearien.

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Les choses de la vie

Fantasme en Rouge et Noir

A cet été des plus douloureux.
A cet inconnu de l’aéroport.
A toi, celui qui n’est pas – Julien – Sorel.
… Et à ce qui ne sera jamais Nous.

 

Cher Vous,

Ça aurait sans doute été une très belle histoire. Je veux dire, dans une autre vie. A un autre moment.
Peut être même il y a un an.

… Je me réveille brutalement …

La chaleur coagule dans mon appartement. Une chanson mélancolique erre dans la pièce. La lune presque pleine
éclaire l’obscurité qui stagne chez moi.

Et voilà… assise seule dans mon lit, j’avais la sensation de me réveiller vers cette histoire. Mais un an trop tard.

Je laisse retomber mon corps, lourd et disgracieusement contre le matelas. Il fait un bruit sourd. J’ai l’impression qu’il se broie sous mon propre poids. Je ferme les yeux par interstices. Il fait très chaud. Je reste immobile un moment, le regard rivé sur les persiennes qui laissent transpercer des touches de lumière qui lèchent ma peau nue.

Quelle heure est-il ?
Je ne sais pas s’il fait jour ou nuit.

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La rage au ventre

 

« Ceux qui n’ont rien vécu n’ont pas droit au confort du jugement. »

Des gens très bien, Alexandre Jardin.

 

 

Elle attendait.

Les mots.

Ces mots. Sortant de bouches qu’elle ne connaissait pas.

Elle savait pertinemment que ces mots allaient lui arracher des morceaux de son cœur, venir creuser en profondeur et laisser une cicatrice. Mais elle attendait. Parce que maintenant il n’y avait plus rien d’autre à faire. La main sur le ventre, le cœur dans la gorge, les yeux fatigués et gonflés d’avoir trop peu dormi et trop pleurer.

 

Depuis combien de temps attendait-elle ?

 

C’est alors qu’elle se demanda s’il lui resterait assez de morceaux pour respirer. Continuer. Vivre. Le cœur pouvait se gonfler et se rétrécir chez certaines personnes, mais pour les personnes comme elle, qui avait déjà perdu, petit à petit, une bonne partie de cette anatomie, en resterait-il encore assez ?

Est-ce que cet organe savait se régénérer ?

Ou, dorénavant, resterait-elle coincée, sans force, sans véritable force pour de nouveau recommencer à aimer ? A s’aimer.

 

« Mademoiselle ? »

 

Elle releva brusquement le visage. Frappée par une beauté austère qui dégageait une impression de force et d’angoisse silencieuses.

Elle allait souffrir. Terriblement souffrir. Elle allait vouloir que les choses soient différentes. Ses pensées semblaient être liquides et brûlantes. Cramant son cerveau et ses possibilités de réflexions logiques.

Dans les épreuves que nous impose la vie, pour espérer y survivre, certaines personnes prient. A ce moment-là, sa prière à elle c’était ça : Va-Te-Faire-Foutre.

 VaFoutreVaTeFaireFoutreVaTeFaireFoutre VaTeFaireFoutreVaTeFaireFoutre !

 

« Veuillez me suivre s’il vous plait. »

 

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Parole de Femme

Les femmes ne devraient pas s’excuser d’assumer leur féminité, leur sensualité ou encore leur sexualité. Elles devraient refuser les règles stupides que nous prône la société. Celles qu’on nous imposent et qu’on s’impose à soi-même. Il ne faut pas être trop grosse, ni trop maigre. Ne pas avoir la peau trop claire, ni trop foncée. Il ne faut pas être trop fade ni trop maquillée. Il ne faut pas être trop sexy ni trop ennuyeuse. Ne pas être trop détachée ni trop amoureuse. Ne pas être trop délurée, ni trop coincée, ne pas être trop bête, ni trop intelligente. Ni trop rude ni trop attendrissante.

En d’autres termes, il faut être soi-même mais tu as plutôt intérêt à être dans la norme !

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De l’autre côté

– Le 23 février 2014 –

A toi, chère douleur, chère obscurité…

Cher Vous,

Aujourd’hui, je la laisse au placard. Entre mes robes et mes chaussures. Je l’abandonne un instant même si c’est dur. Je voudrais vous parler de Moi. Rien que de moi. Sans tricherie. Sans parade. Sans masque. Sans Elle .

J’aimerais faire un paquet avec tous mes mauvais souvenirs et le balancer à la flotte ! Un peu comme cette facilité que j’ai souvent eu à enlever ma culotte. Parce que toucher un endroit tel que celui là, n’a rien à voir avec le gouffre que j’ai, au fond de moi. Tout au fond du cœur, il y fait si noir. Si noir. Pourquoi allez-vous dire ? Pourquoi…

Je vais essayer de vous raconter cette histoire.

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* Moth **

-Le 22 novembre 2013 –

-Je suis persuadé qu’elle peut y arriver, et que personne n’y remarquera rien.

Cher Vous,

J’ai mis vraiment longtemps à comprendre le rapport et le lien, entre ce que je suis et ce que les gens voient de moi. On pourrait penser que, les atouts dont la nature m’a dotée, sont des armes exemptes de toutes difficultées, et qu’il est beaucoup plus facile pour un corps, tel que le mien d’arriver à ses fins. Mais la triste vérité est qu’il est possible de la retourner une arme contre soi, il est aussi fort probable de devoir tous les jours la cacher, et bien sûr, il faut assez de force pour pouvoir la supporter.

S’endurer soi même, est une chose très étrange. Au bout de vingt deux ans, j’ai dû me résoudre, tant pour ma santé physique que mentale, à laisser un peu de ça, derrière moi. En voyant les cicatrices on pourrait penser que c’est bel et bien terminé, mais le couteau ne m’a jamais quitté. Il est toujours sous ma gorge.

J’aimerais être Moi, mais la réalité me crache au visage : nous sommes ce que les gens pensent de nous. Ce soir là, mise en circulation sur la route écorchée du désir, monnayant mes quelques atouts-pièges par chagrin d’exister pour quelqu’un en particulier, j’étais au milieu de la foule, déchiquetée à pleine dents par les femmes, tandis que les hommes pourléchaient grassement mes restes. J’étais fusillée de regards assassins et furibonds. Un beau bordel… comme une vieille habitude, j’étais Elle.


« J’ai toujours pensé que je n’étais personne. Et ma seule façon pour moi de devenir quelqu’un… et bien c’est d’être quelqu’un d’autre. »*


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Un Con Sensuel

– Le 18 octobre 2013 –

A Lui,

Au serpent.

-Pourquoi est-ce que vous restez là ?

-Parce que… je vous crois.

-Personne n’avais plus cru en moi depuis… je ne sais plus depuis quand. Longtemps.

-Peut être que c’est parce que vous ne croyez plus en les autres.

Cher Vous,

Ils me prennent pour une idiote.

« Ma belle ceci, ma belle cela, ma jolie, ma belle fais moi ci- et fais moi ça. »

Il me regarde de haut en bas, va savoir pourquoi… ? Le pire c’est que ça m’amuse. En fait, il la regarde Elle. Elle comme une poupée de porcelaine. Ils pensent qu’elle n’a ni d’yeux, ni lèvre, ni sang, ni nerf, ni veine. Juste une poupée poudrée, belle à être montrée, montée, et trimbalée. Après tout…

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Et si ?

– Le 19 septembre 2013 –

A cette nuit du 7 septembre.

A ces yeux brillants et bleus, à toi, le plus beau et le plus touchant des mâles heureux.

-Je te déteste de partir, et de me laisser ici, je te déteste vraiment. Mais si tu avais renoncé à ce voyage, je te détesterais encore plus.

Cher Vous,

Je la regarde. Je la regarde longtemps. Je l’a sens. A l’intérieur de moi. Elle. Je l’a sens putain… C’est fou, c’est totalement fou… c’est presque rien, et pourtant… je crois que c’est tout.

Je les ai regardés longtemps. Je voyais leurs corps se parler sans encore s’atteindre, se taire sans encore s’étreindre. Je les voyais se chercher, s’agiter, se perdre, se manquer, se plaire sans tout à fait se défaire. Ils étaient l’un et l’autre dans le rythme d’une douceur écarlate. Il y avait de la dévotion dans leurs attentes et leurs détours. Quelques écarts de route qui ressemblaient furieusement à de l’amour.

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Debout sur l’horizon

– Le 29 août 2013 –

Cher Vous,

« Ecrire, c’est aussi ne pas parler. C’est se taire. C’est hurler sans bruit. »*. C’est assez fascinant comme je m’engouffre et m’emmêle dans la nuit.

J’ai la curieuse sensation de la retrouver. Elle. Cette fille étrange et peu commune. Cette fille qui m’est sans appel, sans condition et sans fortune. Celle que je croise et que je vois partout. Celle des vitrines, des miroirs, des nuages et des trottoirs. Celle qui est là juste derrière moi, celle dont tout le monde se fout. Parfois je la perds, parfois je la retrouve, parfois je la ramasse par petits bouts. Il y va de ma personne, je ne peux m’empêcher de la rencontrer, Elle, en moi qui résonne.

Ça résonne.

Ça résonne.

Des échos en chucho qui me donne froid, qui me donne chaud.

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Il était plusieurs fois… une fille (presque) charmante

[…] C’est alors qu’une terrible illumination perça le destin brume des falaises alentours. Et là… pendent que les larmes remontaient mon corps, j’entendis la côte hurler à la mort. Je sentis le rivage se déchirer. Un souffle crachin venant des forêts. Me sortant de mes rêveries je l’entendis me crier : « QU’ATTENDS-TU DE LA VIE ? ». […]

Ce blog raconte la route, le souffle, les battements de coeur, les gouffres, les secrets, les humeurs… Ce blog est l’histoire d’une fille presque charmante. Une femme amoureuse. Une femme amoureuse du monde.

Ce blog c’est Cendrillon des Routes, c’est Elle, c’est moi et c’est peut être Vous.

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